Le 31 octobre à Riyad, Canelo Álvarez a repris la ceinture WBC des super-moyens en battant Christian Mbilli par décision unanime. Les trois juges ont rendu des cartes sans débat possible : 117-110, 116-111 et 115-112. Pour Mbilli, c’est la première défaite de sa carrière professionnelle. Pour Canelo, c’est le retour au sommet après sa défaite contre Terence Crawford en septembre 2025.
Le résumé du combat
Mbilli a rendu les premiers rounds compétitifs. Il a avancé, il a mis de la pression, et Canelo n’a pas réussi à prendre le large tout de suite. Au troisième round, le Mexicain a même invité Mbilli à frapper en se tapant sur le torse. Le message était clair : je te laisse venir, et je vais te faire payer.
Le combat a basculé au milieu. À partir du sixième round, Canelo a sorti ses contres au corps et à la tête. Au septième, il a placé un uppercut du droit très dur au moment où Mbilli avançait. À partir de là, Mbilli n’avait plus de solution, et Canelo a géré la fin du combat avec son expérience.
Le point retiré au huitième round
C’est le moment qui fait parler. Au huitième round, l’arbitre Hector Afu a retiré un point à Mbilli pour un coup derrière la tête. Juste avant, Canelo avait protesté auprès de l’arbitre. Le promoteur de Mbilli, Camille Estephan, a estimé que l’arbitre avait été influencé, puisque la sanction est tombée sans avertissement officiel préalable.
Ce point n’a rien changé au résultat. Même en le rendant à Mbilli, Canelo gagne sur les trois cartes. La victoire du Mexicain est nette.
Ce que tu dois retenir de ce combat si tu boxes
Je vais te parler en coach, pas en spectateur. Ce combat est une leçon pour tous les boxeurs amateurs qui pensent que la pression suffit à gagner.
La pression sans plan, ça ne marche pas. Mbilli avançait, mais c’est Canelo qui fixait le rythme. Avancer sur quelqu’un qui contre bien, c’est lui offrir des cibles. Si tu mets la pression, tu dois couper les angles, préparer ton entrée avec le jab et sortir après tes enchaînements. Sinon tu prends des contres comme cet uppercut du septième round.
Le corps ouvre la tête. Canelo a travaillé au corps pour faire baisser la garde de Mbilli, puis il est monté à la tête. C’est la base, et pourtant la majorité des boxeurs en club ne frappent presque jamais au corps. Ils restent bloqués sur la tête et deviennent prévisibles.
Le mental fait partie de la technique. Canelo a joué avec la tête de Mbilli dès le troisième round. Il a provoqué, il a protesté auprès de l’arbitre, il a imposé son calme. Quand tu perds tes nerfs sur le ring, ta technique disparaît. C’est exactement ce qui sépare un boxeur expérimenté d’un boxeur qui stagne.
Et maintenant ?
Canelo redevient champion du monde et la question d’une revanche contre Crawford revient déjà. Pour Mbilli, cette défaite est un apprentissage. Il a montré qu’il avait sa place à ce niveau, mais il lui manque encore la lecture du combat que seul un très haut niveau d’expérience donne.
Tu t’entraînes beaucoup mais tu ne progresses pas ?
Ce que Canelo fait sur un ring, ce n’est pas du talent pur, c’est des années de travail technique structuré. La plupart des boxeurs amateurs stagnent parce qu’ils ne savent pas ce qui les bloque vraiment. J’ai créé un diagnostic gratuit de 7 questions pour te montrer ton vrai niveau et ce qui freine ta progression. Il te prend 3 minutes.
